Nous avions déjà réduit au maximum l’utilisation de produits chimiques depuis notre premier millésime en 2013 mais cela n’est pas suffisant et nous passons donc en conversion bio, ce qui nous permettra d’obtenir la certification Bio d’ici trois ans.

Je ne peux pas dire que la culture bio fera un meilleur vin que ce que nous produisons actuellement car les quantités de résidus chimiques présentes dans le vin sont infinitésimales. Le problème est pour tous ceux qui travaillent dans les vignes et dont l’exposition fréquente à ces agents chimiques constitue un risque pour leur santé. Par exemple, depuis 2012,  la maladie de Parkinson est reconnue comme maladie professionnelle chez les viticulteurs.

Nombre de faits concordants permettent aujourd’hui de suspecter fortement le rôle de ces agents chimiques dans la survenue de maladies graves chez ceux qui travaillent dans les vignes et ce bien que nos tracteurs soient fermés, équipés de filtres et climatisés.

Mon éthique ne me permet pas de mettre en danger la santé des autres et donc ce choix me semble aller de soi.

Avec un petit fils de 5 ans, il est impératif de laisser un domaine qui non seulement fasse un vin de qualité mais aussi applique des procédés qui respectent l’environnement et préservent la biodiversité.