Interview Jacques Demars (partie 2)

Etre bio est d’abord une philosophie, qui commence dans la vigne et se poursuit au chai. En effet c’est d’abord l’interdiction de produits de synthèse pour la viticulture puis cela se poursuit dans le chai avec la réduction des produits utilisés en conformité avec le règlement de vinification Bo.

Dans notre cas il n’y aura pas de modification du processus de vinification car nous utilisons déjà les techniques de production de la norme Bio.

C’est donc le produit fini, le vin, et non pas seulement le raisin qui deviennent Bio (la certification Bio de la vinification est récente et date de 2012).

Les trois prochaines années un contrôle continu par l’organisme Ecocert permettra d’obtenir la certification Bio « label Bio ».

Au niveau de la vigne nous allons avoir besoin de deux fois plus de main d’œuvre que pour la viticulture conventionnelle. C’est l’une des raisons pour lesquelles produire Bio coûte plus cher. Les coûts jusqu’à la mise en bouteille sont au moins de 14% supérieurs, selon le syndicat des Vignerons Bio  d’Aquitaine. Par ailleurs dans les premières années la baisse de rendement à l’hectare est un autre défi du passage au Bio.

Bien entendu tous les investissements matériels et humains seront faits et nous sommes conscients que cela ne sera pas un long fleuve tranquille. Nous serons obligés d’être extrêmement vigilants sur la possibilité accrue de développement de parasites ou champignons qui obligent à un surcroît de travail. De plus les méthodes du travail de la vigne vont changer et la terre autour des ceps sera travaillée physiquement de telle sorte que les racines à fleur de terre seront altérées (cause de la baisse transitoire du rendement à l’hectare). Toutefois nous savons que la vigne reprendra rapidement le dessus.

Nous pourrons toujours offrir à nos clients un vin de Chinon de grande qualité qui sera toujours une référence.